Le 4 Mars 2026, Christian Gisanura est revenu sur un enseignement portant sur l’alliance entre le travailleur et l’employeur — plus précisément, l’alliance entre Dieu et celui qui Le sert.
Dans le monde d’aujourd’hui, le mot « travail » est étroitement lié à « rémunération ». Une personne travaille pour être payée. Un employé sert un employeur, et en retour, il reçoit un salaire.
Cependant, lorsqu’il s’agit de l’œuvre de Dieu, la perspective change. Il ne s’agit pas simplement d’un contrat écrit sur papier, mais d’une alliance du cœur entre l’homme et Dieu.
Jésus Lui-même en a parlé lorsqu’Il a donné des instructions à Ses disciples. Dans Luc 10:7, il est écrit :
« Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. »
Ici, Jésus ne parlait pas d’un salaire ordinaire. Il soulignait plutôt l’importance d’honorer ceux qui se consacrent à l’œuvre de Dieu.
Les disciples devaient rester là où ils étaient accueillis et vivre de ce qui leur était offert, car « l’ouvrier mérite son salaire ». Autrement dit, celui qui sert Dieu a droit à une provision pour ses besoins essentiels.
Mais c’est ici que la question se pose : d’où vient réellement la récompense du serviteur de Dieu ? Des hommes ou de Dieu ? Lorsqu’une personne sert Dieu en mettant son cœur sur l’argent, elle change la nature de l’alliance. Elle ne sert plus Dieu, mais l’argent.
L’apôtre Paul l’explique clairement dans Romains 4:4 : « Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé non comme une grâce, mais comme une chose due. »
Lorsque la récompense devient une dette, la grâce disparaît. L’œuvre de Dieu n’est pas un projet commercial. Si quelqu’un prêche, chante ou joue de la musique uniquement pour un gain financier, il agit comme un marchand de la Parole de Dieu. À ce moment-là, ce n’est plus une alliance de service, mais un accord motivé par l’intérêt personnel.
Cela ne signifie pas qu’un serviteur ne doit pas être rémunéré. Au contraire. Dans les assemblées, les pasteurs, les chantres, les musiciens et même les agents de sécurité méritent une compensation équitable pour leur travail.
La différence se trouve ici : la rémunération ne doit pas être l’objectif. L’objectif est de servir Dieu ; la récompense doit être une conséquence, et non la motivation.
Paul ajoute dans Romains 4:5 : « Et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en Celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. »
Cela montre que la foi est supérieure aux œuvres. Une personne peut bien prêcher, bien chanter ou bien jouer d’un instrument. Mais Dieu ne regarde pas seulement au talent ; Il regarde au cœur. Il examine la motivation. Pour qui fais-tu ce que tu fais ? En quoi mets-tu ta confiance ?
Il arrive qu’une personne joue de la musique à l’église simplement parce qu’elle est payée. Dans ce cas, elle devient employée de l’église, et non servante de Dieu. Si tu chantes pour un salaire, tu as déjà reçu ta récompense de ceux qui t’ont payé, et non de Dieu.
Mais il existe un autre type de serviteur : celui qui agit parce que Dieu a placé cet appel dans son cœur. Celui-là continue, qu’il soit rémunéré ou non. Et même lorsqu’il reçoit quelque chose, cela ne change pas son intention. C’est cela, la véritable alliance.
Dieu regarde au cœur. Il voit ce qui te pousse à te lever, à parler, à chanter, à servir. Il voit où ta foi est enracinée. L’œuvre de Dieu ne consiste pas à impressionner les hommes, mais à vivre devant Dieu.
C’est pourquoi l’alliance entre le travailleur et Dieu n’est pas une alliance salariale, mais une alliance de service. L’homme doit travailler en sachant que tout ce qu’il fait est vu et enregistré par Dieu.
Même si le monde ne le récompense pas, Dieu n’oublie jamais. Le moment viendra où la vraie récompense sera donnée — non comme un dû, mais comme une bénédiction.
Ce principe s’applique à tous. Que tu sois commerçant, dirigeant, enseignant ou que tu exerces toute autre responsabilité avec intégrité, fais-le comme pour Dieu.
Même si tu reçois un salaire, si tu travailles honnêtement, tu participes à l’œuvre de Dieu. Ton salaire est pour ton emploi, mais Dieu a aussi Sa récompense.
En conclusion, le Pasteur Christian Gisanura a souligné que l’alliance entre le travailleur et Dieu ne se mesure pas en argent, mais en foi. Le travail est le nôtre ; la récompense appartient à Dieu.
Si nous nous concentrons sur la récompense, nous échouerons. Mais si nous nous concentrons sur le service et sur la justice, Dieu nous récompensera en Son temps. Car en effet, l’ouvrier mérite son salaire — mais la véritable récompense vient de Dieu, et non des hommes.